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LES CORSAIRES DE LA GUADELOUPE

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à-Pitre et Fuet continua sa glorieuse profession de corsaire, se rendant chaque jour plus redoutable aux Anglais, prenant à l'abordage deux navires de guerre et s'enrichissant de plus en plus des dépouilles de leurs navires de commerce. Sa renommée remplissait les Antilles et, franchissant l'Océan, arriva jusqu'à Napoléon qui, depuis 1799, dirigeait les destinées de la France et la relevait de ses ruines, lui restituant son ancienne suprématie sur le monde. Napoléon Bonaparte, dès qu'il institua, le 19 mai 1802, la Légion d'honneur, envoya la croix de Chevalier à Antoine Fuet, le premier décoré de la Guadeloupe. La paix rendue au monde par le traité d'Amiens, conclu le 25 mars 1802, Fuet devint un paisible négociant et demeurait dans une grande maison à deux étages, avec galetas, située au coin du quai actuel Lardenoy et rue Delgres (jadis rue de la Martinique), maison qui disparut dans le tremblement de terre de 1843 et dont l'emplacement est aujourd'hui occupé par un dépôt. Le traité d'Amiens, rompu par l'Angleterre le 12 mai 1803, et la guerre déchaînée de nouveau sur le monde, Fuet redevint le glorieux corsaire du temps de Victor Hughes et se signala par la part active qu'il prit dans la guerre incessante que les Corsaires firent aux

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

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