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LES CORSAIRES

DE

LA

GUADELOUPE

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terre reprit ses vieilles traditions et devint l'âme de la coalition européenne. Pour posséder la vallée du Mississipi, il fallait nous arracher le Canada et la Louisiane. Le marquis Du Quesne était alors gouverneur du premier et le marquis de Vaudreuil, gouverneur de la seconde. Une compagnie, dite Compagnie de l'Ohio, avait obtenu en 1749 une Charte Royale lui permettant d'étendre ses établissements et son influence sur toute la région avoisinante. Un comptoir fut fondé sur les bords de l'Ohio dont le principal commerce fut, semble-t-il, de soulever les Indiens contre nous 1. Tout en nous dépouillant de notre commerce avec les Indiens on cherchait à nous couper les communications entre le Canada et la Louisiane. Des hostilités s'ensuivirent entre colons, les Anglais voulurent s'installer en territoire français. Le feu couvait sous la cendre et une petite étincelle allait faire éclater la guerre. Du Quesne transmit des ordres à tous les commandants des forts érigés sur les frontières, les enjoignant de ne plus souffrir aucun envahissement. Une collision s'ensuivit. Trois marchands anglais furent faits prisonniers et conduits sous bonne escorte au fort de 1. Franklin ne s'est-il pas écrié dans une séance de l'Assemblée de Pensylvanie : « Point de repos à espérer tant que les Français seront maîtres du Canada ».

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

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