Page 238

226

VICTOR

HUGHES

et les cargaisons déclarées de bonne prise. Son collègue Lebas, ne voulant pas participer à cette révolte contre le Directoire, décide de rentrer en France, sa santé étant d'ailleurs très altérée. Il s'embarque le 1er mai 1798. Hughes n'aura plus pour le modérer cet homme calme et sage. Il va donner cours à sa fougue impétueuse méridionale et son ambition ne connaîtra plus de bornes. Le général Pélardy ne voulant pas se plier à ses volontés, il l'embarque sur la frégate La Vengeance. A peine sorti des eaux de la Guadeloupe, cette frégate est attaquée par une frégate anglaise, mais la nuit venue cette dernière abandonne le combat. Toutes les deux étaient en piteux état. La Vengeance alla relâcher à Curaçao, car elle ne pouvait continuer sa route sans effectuer des réparations. Ne pouvant tromper la vigilance des bateaux anglais qui la surveillaient, elle resta six mois dans ce port. Des corsaires de Hughes ayant manifesté l'intention de prendre possession de la ville et de sauver la frégate française, le Gouverneur invita cette dernière à quitter le port, autorisant le général Pélardy à y demeurer. La Vengeance tomba aux mains de l'ennemi. Pélardy put gagner la France en toute sécurité. Mais les Corsaires décidèrent de

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

Profile for scduag
Advertisement