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VICTOR

HUGHES

Gouvernement s'emparait du bâtiment et disait au capitaine seulement : « Vous pouvez vous retirer, le bâtiment et sa cargaison appartiennent à S. M. Britannique. Quant au reste des équipages, ils les mettaient à bord de leurs vaisseaux. Au siège de Sainte-Lucie, il y avait plus de 30 bâtiments frêtés pour porter des troupes et des munitions aux Anglais. A l'époque du rassemblement de l'armée anglaise à la Barbade, il y avait 80 bâtiments américains chargés de provisions. Ils souscrivirent une obligation au Gouvernement Anglais, par laquelle ils s'engageaient à n'apporter aucune provision à la Guadeloupe 1 Le nom d'Américain n'inspire ici que mépris et horreur, les traits d'infamie qu'ils ont commis dans ces parages envers les Français, leur bassesse et leur servilité envers la nation anglaise les ont assez fait apprécier. La République Française laissera-t-elle tant de forfaits impunis? Ne rappellera-t-elle pas à cette nation perfide, que nous avons prodigué notre sang et nos trésors pour lui donner la liberté, et que leur Washington eût été pendu et son non» porté sur la liste des scélérats sans 1. En tous lieux et en tous temps, les Américains font avant tout des affaires : « Business is business ».

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

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