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LES

CORSAIRES

DE

LA

GUADELOUPE

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colons a dans le Gouvernement et la haine que l'autre lui porte, tout irait à l'ennemi; dans un mois nous n'aurions ni vivres, ni denrées, ni argent. Alors comment entretenir 11.000 hommes d'infanterie, 400 hommes de cavalerie, la marine flibustière que nous avons créée, près de 2.000 lits dans les hôpitaux, des employés de tout genre et faire des conquêtes? Cela deviendrait impossible. » Il avait raison, mais ce qu'il omettait de dire c'est que tous ses arrêtés contribuaient avant tout à remplir ses poches. Seuls, les revenus des biens séquestrés, dont la valeur totale dépassait 800 millions, étaient d'environ 7 millions de livres annuellement et constituaient un premier élément pour son budget personnel. Et puis que pouvait-on contre lui? Sans se soucier de la Constitution française il gouvernait à sa guise et se permettait même parfois d'admonester le Directoire Exécutif. Dans une dépêche du mois d'avril 1797, le ministre de la Marine et des Colonies lui fit sentir ce que cette prétention avait d'excessif : « J'ai lu avec peine, dans un paragraphe de votre lettre, que vous vous permettez de fronder les nominations qui ont été faites par le Directoire Exécutif concernant les généraux La veaux, Toussaint-Louverture et au-

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

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