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LES

ANTILLES AVANT

1789

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(1783) qui reconnaissaient l'indépendance des Etats-Unis et nous rendaient les îles SainteLucie et Tobago, avaient porté leurs fruits. Notre domination se consolidait aux Antilles. Les caraïbes de Saint-Vincent s'étaient mis sous notre protection. Sainte-Croix était vendue au Danemark pour 138.000 livres, mais avec stipulation de paix perpétuelle. Toutes nos possessions étaient en pleine voie d'amélioration et de progrès. La population augmentait l; de somptueuses habitations s'élevaient et les créoles venaient gaiement dépenser en France leur fortune facilement acquise. Cette renaissance commerciale et cette extension de notre domaine d'outre-mer excitaient la jalousie et les convoitises de l'Angleterre. Les colonies avaient jadis donné la puissance à Charles-Quint, fait la splendeur des Portugais et la richesse des Hollandais. Elles entraient pour une grande part dans la politique européenne parce que leurs pro1. En 1789, il y avait à la Guadeloupe 598 sucreries, dont 139 à vent, 148 à eau et 228 à bœufs. La surface cultivée en cannes était de 26,970 carrés. Le café représentait 7,023 carrés (18,800,000 pieds); le coton 8,200 carrés (11,975,000 pieds) et le cacao 190 carrés (450,000 pieds). On comptait 12,256 bêtes à cornes, 4,092 chevaux, 3,763 mulets, 17,060 moutons, porcs et cabrits. VICTOR

HUGHES

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Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

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