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LES

CORSAIRES

DE

LA

GUADELOUPE

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1795 à 1801, (An IV à An XI), de 358 et que la vente réalisa en livres coloniales : 25.072.275.77! La Guadeloupe était devenue un vaste comptoir où tout s'achetait, tout se vendait et tout se jouait. Car, après les prises, les Corsaires se livraient à un jeu d'enfer, autorisé par Hughes, qui y participait quelquefois et là-aussi l'Agence prélevait une retenue qui en 1798 a rapporté 792 livres par jour, soit pour l'année la coquette somme de 289.080 livres. Le commerce était représenté à l'importation par 34.145.036 livres et à l'exportation par 31.724.664 livres, argent des îles. Les principales denrées exportées étaient: le sucre, 18.489.360livres; le café 3.130.800 livres; le cacao 15.640livres;le coton 327.026 livres; le sirop, 995.908 gallons; le tafia, 16.389 gallons; le canéfice 21.480 livres. Le succès de cette guerre de course attira à la Guadeloupe un grand nombre d'aventuriers, avides de trouver sous un pareil chef, argent et bataille. Les négociants, euxmêmes, alléchés par l'esprit du butin, demandèrent à Hughes l'autorisation d'équiper des navires afin de participer aux chances de la piraterie et Port-Louis devint un nid de Corsaires. Tout d'abord ce furent de simples barques, puis de solides bâtiments, bien armés, com-

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

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