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VICTOR

HUGHES

que quatre volontaires. Il était huit heures du soir. A une heure, le matin suivant, 120 volontaires du bataillon des Antilles, et 2 pièces de campagne,venues de Sainte-Lucie,apparurent au même endroit et le capitaine du bâtiment fit le signal de reconnaissance convenu, avant d'entrer dans la passe. Ne recevant pas de réponse, il comprit et retourna à son mouillage au carénage de Sainte-Lucie. L'affaire était manquée. Avec les débris de sa troupe, Beuze put rallier Sainte-Lucie, quelques jours plus tard, mais Borelli, ainsi que deux sergents du bataillon des Antilles et quelques hommes furent capturés par les Anglais et fusillés. Dans une proclamation, le Gouverneur de la Martinique annonça que « tout ennemi qui débarquerait clandestinement dans l'île serait traité comme espion; une récompense était promise à toute personne qui dénoncerait ou ferait arrêter un de ces espions. » Les mulâtres et les nègres qui paraissaient susceptibles d'intelligence avec l'ennemi furent déportés. La Martinique resta durant toute la durée de la guerre, c'est-à-dire pendant sept ans, sous la domination anglaise. Vers la fin de 1796, une insurrection eut lieu à Saint-Martin, dans le bataillon de la Réunion, à la suite de vexations commises par l'officier de marine Conseil, adjoint comme

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

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