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LA GUADELOUPE SOUS VICTOR HUGHES

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s'enfuit précipitamment avec 2.400 hommes, vers l'Anse Citron, abandonnant femmes et enfants (que Goyrand leur renvoie trois jours après) et s'embarque sur les vaisseaux qui immédiatement prennent le large. Stuart, avec ses hommes, va se réfugier à la Dominique. Les troupes d'assaut républicaines ne comptaient que 600 hommes, dont 300 manquaient de fusils, plus 300 noirs armés de sabres et de piques. Le 3 messidor, Hughes adressa ses félicitations à son collègue : « C'est l'amitié qui me met la plume à la main, et je te félicite de bien bon cœur sur le succès glorieux que tu as remporté sur nos ennemis. 11 ne fallait guère moins que cet événement pour me mettre du baume dans le sang et nous dédommager des désagréables nouvelles apprises ces jours-cil. » « Tu dois t'attacher à organiser les campagnes, faire des actes de sévérité contre les malveillants et les paresseux; de là dépend le bonheur et l'existence des colonies. Il ne 1. Les « désagréables nouvelles » dont parle Hughes sont celles du commandant Rameau qui, envoyé à la Dominique, fut battu et la perte de trois navires : La Liberté, coulée dans un combat au vent de Saint-Thomas, la Prévoyante et la Raison capturées sur les côtes de la Nouvelle Angleterre.

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

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