Page 188

178

VICTOR

HUGHES

par lui-même avait démontré qu'elle pouvait être battue sur tout son parcours par le feu des vaisseaux ennemis et, en outre, être coupée par un débarquement à la Goyave, à Sainte-Marie, à Trois-Rivièrcs, à Saint-Sauveur ou à Bananier. En 1765, le gouverneur, comte de Nolivos, dont la grande place de Basse-Terre porte le nom, prescrivit dans ce but l'ouverture d'un chemin entre le Matouba et le Petit-Bourg, qu'il déclara d'utilité publique. Les habitants de la colonie devaient concourir à la dépense, au moyen de corvées. Les travaux n'avancèrent point. En 1772, ces corvées furent abolies et remplacées par un impôt en argent. Le moyen ne fut pas plus heureux et le roi n'ayant jamais sanctionné ladite ordonnance, la route fut complètement abandonnée en 1789. Hughes, qui avait compris l'avantage à tirer d'une communication constante entre les deux villes et aussi à assurer une ligne de retraite dans un sens ou dans l'autre, malgré l'investissement de la côte, ordonna immédiatement la reprise des travaux, des deux côtés à la fois. Deux équipes de 300 hommes furent employées à ces travaux 1. 1. Ces travaux ont été abandonnés malheureusement en 1815, abandon d'autant plus regrettable que la route traverse une grande surface de terres vierges, riches, susceptibles de grande culture.

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

Profile for scduag
Advertisement