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LA

GUADELOUPE

SOUS

VICTOR

HUGHES

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minations n'ont pas subsisté après le départ du Conventionnel. Lorsque Marie-Galante fut reprise aux Anglais par le citoyen Rameau, il appela Grand-Bourg « La Réunion », nom qui disparut aussi. L'église de Pointe-à-Pitre avait donné asile aux Anglais durant la bataille du 13 au 14 messidor (1er au 2 juillet). Il donne l'ordre de la détruire, ce qui fut fait. Celle de Saint-François, à Basse-Terre, est transformée en maison de ville et il décrète que chaque décade il y sera prononcé des discours civiques. En cela, il imite la Métropole. Sur la place Nolivos, à Basse-Terre, il fait clever un mausolée à la mémoire des soldais morts pour la patrie et portant cette inscri ption : « Aux mânes des défenseurs de la Patrie, morts pendant la conquête de la Guadeloupe, après six mois et huit jours de combat. » Ce monument a aussi été détruit mais il devrait être reproduit. * *

La Guadeloupe n'offre plus alors l'aspect d'une colonie mais d'un état indépendant, isolé au milieu des mers, ne conservant le pavillon français que pour le faire redouter.

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

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