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VICTOR

HUGHES

punie de mort. Les successions sont recueillies par la colonie 1. Parfois, Hughes convoque un tribunal commercial et maritime pourjuger des grosses prises, mais sans scrupule il dicte au préalable les jugements à rendre. La liberté du commerce est supprimée. Il se charge lui-même de faire les achats à l'étranger et d'assurer l'écoulement des produits. Boudet et Paris deviennent ses collaborateurs et associés dans ces opérations commerciales. Seuls, de petits colporteurs sont autorisés à circuler dans l'intérieur de l'île, avec une limite fixée à leur maximum de vente, sous peine d'amendes excessives. 2 Les denrées coloniales, les marchandises capturées par les Corsaires, sont vendues sur place ou expédiées en France, pour compte de la participation. Les nègres qui ne sont pas soldats ou marins sont contraints à cultiver la terre. Dans une proclamation il leur dit : « La Convention nationale vous a accordé le plus grand des biens, la liberté. Son intention, en brisant vos fers, a été de vous procurer une plus grande somme de bonheur en vous faisant jouir de vos droits. Nous serions 1. Ces biens montaient à plus de huit cents millions de livres. 2. Les « mercantis » n'eurent pas l'occasion de naître

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

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