Page 163

HUCHES

REPREND

LA

GUADELOUPE

153

do-camp, sans quitter son lit. « L'évacuation du fort »! répond Calïin. Hughes bondit, s'empresse de lire le message de Pélardy et fait appeler la musique. « Va, dit-il au chef, et joue leur dans les rues « Dam, ça ira, les aristos à la lanterne ». Ce fut le premier air que la Basse-Terre, redevenue française, entendit. Le siège et la prise du fort Saint-Charles n'avaient coûté aux Français que 14 tués et quelques blessés. On ne connut jamais les pertes des Anglais mais elles durent être élevées car beaucoup de cadavres furent jetés dans le Galion. Le fort était délabré, les murs renversés, les bâtiments à demi ruinés, la plupart des affûts brisés. Dans son « Mémoire », Pélardy reconnaît que les canons du fort étaient presque tous hors d'état de tirer. Le général Prescott craignait avec raison l'assaut final. Il restait à délivrer Marie-Galante. Hughes confia ce soin au citoyen Rameau, avec quarante Marie-Galantais réfugiés à Pointe-àPitre, auxquels il adjoint quelques sansculottes, sous les ordres du capitaine Goulard. Au départ, Hughes dit à Rameau qui avait sollicité cet honneur : « Pars, tu me réponds sur ta tête de la conquête de l'île ». L'expédition débarqua le 27 novembre à onze heures du soir, surprit les « aristocrates »

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

Profile for scduag
Advertisement