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VICTOR

HUGHES

troupes. Il faut lever et aguerrir 2.000 hommes de couleur et noirs. Des républicains, réfugiés dans les îles voisines, viennent se rallier à lui, tandis que les émigrés royalistes vont se joindre aux Anglais. Pendant deux mois, on va rester de part et d'autre dans l'observation. L'amiral espère amener les Français à la capitulation par la famine. Il a demandé du renfort à la Barbade. Hughes de son côté prépare de nouvelles recrues, il a l'œil à tout, fait preuve d'une activité prodigieuse, ne se fiant qu'à lui du soin de l'administration civile et militaire. Il enflamme tout le monde. Les munitions manquent. Il parvient à s'en procurer par les Américains, malgré la rigueur du blocus et la vigilance des Anglais. Ces derniers avaient pourtant signifié à toutes les nations « que la Guadeloupe était en état de siège et qu'ils s'empareraient de tout bâtiment qui en approcherait à quatre lieues. » Pour recruter les hommes de couleur, Hughes avait fait propager le décret du 4 février 1794, et les « patriotes », traqués, déportés, tous les noirs qui fuyaient la domination britannique s'empressaient de rejoindre son armée. Par contre, le général Grey avait fait publier à la Guadeloupe l'ordonnance suivante :

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

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