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HUGHES REPREND LA GUADELOUPE

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5 canons de 36, une de 3 obusiers, une de 8 pièces de petit calibre et une de 3 canons de 16 avec 2 obusiers. Le bombardement est alors continu. Victor Hughes s'est enfermé dans la Pointeà-Pitre avec le commandant de la division navale et les généraux. Les batteries du morne Saint-Jean et deux autres établies à Berville et au Morne à Savon bombardent la ville et cherchent à l'incendier. La ville comptait alors 12.000 âmes, dont environ 4.000 blancs, 3.000 hommes de couleur libres et 5.000 esclaves. 11 y avait 44 rues, 803 maisons, 81 terrains non bâtis et trois places publiques : la « place du Marché », la plus vieille, qui a gardé son nom et son affectation; la « place Sartine », devenue place de la Victoire et la « place Tascher », appelée après la Révolution « place du PetitCours », nom qu'elle conserva jusqu'au moment où les marais furent comblés. Elle prit plus tard le nom de « place Gourbeyre » 1, faisant face à la cathédrale actuelle dont la construction commença en 1807 et ne put être terminée qu'en 1824, par suite de dilapidation des fonds et de négligence. L'ancienne église fut brûlée par Hughes, comme nous le verrons par la suite.

1. En souvenir de l'amiral Gourbeyre, auquel on a érigé une statue.

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

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