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VICTOR

HUGHES

n'est pas en vue. Il termine en s'écriant : « La Convention nous a envoyé à la Guadeloupe, c'est à la Guadeloupe que nous débarquerons et tous ceux qui enfreindrons ses ordres seront considérés comme des traîtres à la Patrie. » On décide de s'approcher prudemment de l'île. Un officier est envoyé à terre à SaintFrançois et il revient, confirmant la nouvelle que l'amiral Jervis est momentanément éloigné de la Guadeloupe. Le débarquement est décidé. Dans la nuit du 2 juin (14 au 15 prairial) la petite flotte est en face du Gosier, à l'entrée de la rade de Pointe-à-Pitre. L'ennemi est puissamment retranché dans le fort « Fleur d'Epée » qui est défendu par 16 canons et un obusier. Sous les ordres des généraux Cartier et Rouyer, les hommes atterrissent à l'est du Gosier, à la Pointe des Salines. L'ennemi qui ne s'attendait pas à tant de hardiesse, n'avait envoyé sur la plage que quelques compagnies qui furent mises en déroute. Eperdus, les Anglais, au nombre de 900, se jettent dans le fort « Fleur d'Epée ». Profitant de ce premier succès, Victor Hughes s'accroche aux mornes environnants, dont l'un, le morne « Mascotte », domine le fort, et se retranche dans de fortes positions. Le 6 juin (8 prairial), par une nuit obscure

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

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