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VICTOR

HUGHES

mes, qui, au départ, sur la proposition de Hughes, prit le nom de « Bataillon des SansCulottes » L'origine de cette expression, célèbre sous la Révolution est la suivante : Mesdames de Coigny et de P... assistaient un jour à une séance de l'Assemblée constituante et témoignaient leur improbation d'un discours que tenait l'abbé Maury; celui-ci, avec sa grossièreté ordinaire, s'écria en les montrant du doigt : « Monsieur le Président, laites donc taire ces deux sans-culottes ». Le ministère girondin fut appelé le « Ministère des Sans-Culottes ». Dumouriez qui s'en amusa beaucoup dit dans ses mémoires : « Si nous sommes sans culottes, on s'apercevra d'autant mieux que nous sommes des hommes ». Il y avait, en outre, une compagnie d'infanterie de 123 hommes; deux compagnies d'artillerie de 200 hommes, commandées par le capitaine Pélardy; au total 1153 hommes de troupes. La petite flotte avait reçu l'ordre de se diriger sur la Guadeloupe l, en évitant de se compromettre avec les forces supérieures anglaises et de se servir de cette colonie comme base de ravitaillement pour reprendre ultérieurement la Martinique aux Anglais. 1. Au moment du départ (23 avril) l'expédition ignorait la prise de la Guadeloupe (22 avril).

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

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