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tions, tandis que le pavillon français était arboré au centre.*A ce signal, Marais vint mouiller les quatre navires dans la rade, où il reconnut un bâtiment français dégréé, récemment capturé par deux corsaires flessinguois, l'un de 36 et l'autre de 26 canons. La cargaison de cette prise se composait de sucre, coton, gingembre et autres denrées du crû de la Guadeloupe. Marais la remit en état de manœuvrer et l'expédia au port de l'île Saint-Thomas. Le bourg fut pris aussi facilement que le fort. Quelques habitants étaient sortis en armes avec l'intention de se défendre ; on en tua huit et en blessa treize. Du côté français, on ne compta ni un tué, ni un blessé. A chaque extrémité du bourg, on choisit un magasin pour servir de corps de garde à deux compagnies. Ces diverses opérations étaient terminées à midi. Un détachement de dix hommes par compagnie garnit un poste avancé à cinq cents pas des corps de garde. Un autre de même nombre fournit les vigies. Borne contraignit alors le gouverneur à donner du fort le signal habituel de rassemblement pour les habitants. Plusieurs détachements battirent la campagne afin de contraindre les récalcitrants à rallier. Il se présenta 109 hommes, avec leurs armes, qu'on leur retira, et leurs nègres, qu'on ne leur laissa pas davantage. Le 28 novembre, à la pointe du jour, les vigies signalèrent deux vaisseaux naviguant dans le dessein évident de mouiller à la rade. Les habitants assurèrent reconnaître les deux corsaires qui avaient pris le bâtiment français amariné par Marais dans le port. Pour ne

Episodes de navigation aux antilles  

Auteur. Malo, H. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles et...

Episodes de navigation aux antilles  

Auteur. Malo, H. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles et...

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