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LA F I È V R E

J A U N E .

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tère de celle espèce de fièvre maligne est, dit-il, principalement marqué par des hémorrhagies par le nez, les yeux , ou d'autres parties du corps. » II indique comme ses symptômes : un mal de tête violent , une fièvre ardente , l'inflammation du visage et de la peau, un grand assoupissement, une espèce de vertige , le délire et des vomissemens ( 1 ) . « A cette époque , on échappait fréquemment à la mort ; et cette anomalie s'explique, quand on jette les yeux sur le tableau de ces symptômes, et qu'on n'y voit pas ceux qui manifestent la plus grande malignité de la maladie. » Chanvalon dit textuellement que la fièvre jaune n'a pas toujours les mêmes symptômes ; et cette remarque devait éclairer ceux qui l'ont consulté, et qui ont voulu qu'au contraire, de toutes les autres maladies, celleci n'eut qu'un aspect, un type ou un faciès unique. A la Martinique, ce fléau conservait encore à cette époque ses anciens noms ; on l'appelait maladie de Siam, maladie du pays, ou maladie matelote. Cependant ces dénominations ne tardèrent pas à être changées, et en 1770 on avait adopté celle de fièvre jaune, employée à la Barbade depuis un demi-siècle, Un officier général , témoin, dans cette île, des ravages de ce fléau, en a tracé le tableau suivant (2) : (1) Thibaut de Chanvalon, Voyage à la Martinique. P a r i s , 1763 ; un vol. i n - 4 . ° , page 76 et suiv. (2) Voyage à la Martinique, par le gén. R., 1804. Paris; in-8.° , pag. 165 et suiv.

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Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

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