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DE

LAFIÈVRE

JAUNE.

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quelque qualité dangereuse, et la pêche fut défendue par une ordonnance de police ( 1 ) . La dernière de ces irruptions fut suivie d'une intermittence , pendant laquelle la fièvre jaune devint sporadique et sans activité. Il paraît qu'aux Iles du vent, elle avait éprouvé un changement semblable, puisqu'une ordonnance du roi, du 5 juin 1706, annulla celle de 1 7 0 8 , qui prescrivait des mesures sanitaires et que le motif de celte annulation fut que : « Depuis plus de dix ans, la maladie de Siam avait Cessé dans les îles d'Amérique ( 2 ) . » Il suffit de jeter un coup-d'œil sur les matériaux qui serviront un jour à écrire l'histoire des Indes occidentales , pour apprécier la confiance dangereuse qu'on mettait dans l'extinction apparente de la fièvre jaune. Dès l'année suivante , les administrateurs de SaintDomingue furent obligés de défendre qu'on reçût dans les maisons particulières , les marins q u i , disaient-ils , y apportaient fort souvent des maladies contagieuses (3). Le Port-au-Prince fut ravagé en 1 7 6 6 , par une maladie épidémique qui nécessita de nouvelles mesures sanitaires. On l'attribua, comme précédemment, à plusieurs causes temporaires et accidentelles, à la (1) Moreau de Saint-Méry, Descript. de Saint-Dom., p 535. (2) Id., Loix et Const., t. 3 , p . 452. (3) Id , t. 3 , p . 452.

t. 1 ,

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

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