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DE

L A

FIÈVRE

J A U N E .

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C'est de cette irruption meurtrière que Rochefort à parlé dans son histoire naturelle des Antilles imprimée en 1658 ( 1 ) . « L'air de toutes ces îles est fort tempéré et assez sain, dit-il, quand on y est accoutumé. La peste y était autrefois inconnue, mais il y a Quelques années que la plupart des Antilles furent affligées de fièvres malignes, que les médecins tenaient pour contagieuses ; ce mauvais air y avait été apporté par des navires qui venaient de la côte d'Afrique. Toutefois , on n'entend plus parler aujourd'hui de semblables maladies. » Cet historien, ainsi que le Père Dutertre, donne à la fièvre jaune la dénomination de peste. L'un lui prête une origine africaine, et l'autre énonce l'opinion qu'elle avait été importée du littoral de la France. Cependant il résulte encore de leurs récits , qu'on l'attribuait tantôt aux mauvais alimens et à la disette, tantôt aux Vapeurs vénéneuses de la terre, ou bien encore à l'influence du climat. Quant au caractère contagieux de la maladie, il est mentionné comme une opinion générale des colons et des médecins du pays, et il n'y a aucune variation à cet égard dans ce que rapportent les missionnaires Malinas du Puis , Maurile de Saint Michel, Dutertre et Rochefort. Si le Père Raymond Breton ne s'exprime pas explicitement à ce sujet, la même opinion n'en sort pas moins de cette de l'Amérique méridionale. P a r i s , 1 6 5 5 ; in-8.°, p. 14, 17 , 3 4 , 35. (1) Rochefort, p . 4.

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

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