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RÉSULTATS.

D'où il suit, que l'état sanitaire des Antilles n'est réellement pas, comme on l'a prétendu, dans la dépendance immédiate des saisons et des agens physiques , dont la puissance varie selon leur changement, puisque le retour de la plus grande mortalité n'a pas lieu à des époques régulières, et que dans une période de six ans, on trouve le minimum de la perte des troupes, dans les mois de la saison chaude et humide, comme dans ceux de la saison froide et sèche. 12.° Toutefois , dans les années où la fièvre jaune existe, soit par l'effet de son importation ou de la conservation do son germe, la mortalité s'accroît généralement en juillet, et continue de s'augmenter progressivement , comme l'élévation de la température, pendant août et septembre; elle décroîlensuite dans le courant d'octobre, et en novembre elle n'est plus que de la moitié de son maximum. 13.° En effet, pendant cette période de cinq mois elle offrit la proportion suivante, lors des irruptions de la lièvre jaune à la Martinique, de 1803 à 1806. 1803.

-

70 -

88 -

87 -

78.

1804. — 49 — 71 — 74 —

40.

1805. — 72 — 79 — 90 —

82.

0

1 4 . Dans les Antilles anglaises, l'effectif des troupes européennes étant fixé à son terme moyen pour chaque année , d'une période de sept ans, on trouve qu'il forme une masse d'hommes de 7 0 , 2 4 5 , dont la

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

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