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DE L A F I È V R E

JAUNE.

voulût y aller. Les Espagnols qui en venaient, et que je vis à leur retour en Castille , étaient en effet d'un tel aspect, que si le roi m'eût donné toutes les Indes à condition d'y aller, je n'eusse jamais pu me résoudre à les acquérir à ce prix ( 1 ) . » En rapprochant les différens passages d'Herréra, épars dans les dixième et douzième chapitres du livre premier de son histoire des Indes occidentales (2) , on y trouve d'autres détails, qui confirment ceux donnés par Oviédo. « La plupart des Espagnols , dit-il, devinrent malades tout d'un coup ; — et il en mourut quantité, par l'effet du changement d'air,— et a cause qu'ils manquaient des remèdes nécessaires à leur maladie ; et qu'ils travaillaient tous également. L'amiral ne fut pas plus exempt que les autres. » — Il paraît toutefois, qu'il se rétablit assez promptement, puisqu'il partit le 12 mars 1494 » pour visiter les montagnes de Cibao. A son retour à Isabelle, le 29 du même mois, « il trouva ses gens fort fatigués ; plusieurs avaient péri, et les autres étaient saisis de l'appréhension d'accroître, à chaque instant, le nombre des morts. » On apprend positivement par le récit d'Herréra, que ce ne fut qu'après l'époque à laquelle Colomb revint du Cibao, qu'on fut obligé de diminuer la ra( 1 ) I d e m , lib. 2, ch. 4 . (2) Historia

general

de los Hechos

las Islas y tierra f i r m e del mar

de los Castellanos,

Oceano.

en

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

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