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DE LA F I È V R E J A U N E .

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constances de lieux, de temps et de personnes , les conditions nécessaires de son développement , et bientôt elle parut au milieu des Espagnols. Il est impossible de ne pas reconnaître cette formidable maladie dans les récits d'Oviédo et d'Herréra , quoique jusqu'à présent personne n'ait encore recueilli les témoignages importans de ces historiens contemporains. » En 1494, dit textuellement le premier, il naquit , parmi les Espagnols , une peste et une grande corruption. Elle fut causée par l'extrême humidité du pays ; les hommes qui survécurent demeurèrent affligés d'infirmités incurables ; et parmi ceux qui retournèrent en Espagne , il y en avait dont le visage était devenu d'une couleur jaune de safran. Ils ne tardèrent pas à mourir des maladies qu'ils avaient rapportées , et qui leur donnaient la couleur de l'or, qu'ils avaient été demander à ces pays éloignés (1). » « Aucun vaisseau, ajoute le même auteur, ne partit d'Espagne, pendant le troisième voyage de Colomb, parce que les hommes qu'il avait ramenés de SaintDomingue , étaient tellement affaiblis et malades, et qu'ils étaient d'une si mauvaise couleur, qu'ils ressemblaieht à dés morts. La terre des Indes en fut tant décriée, qu'on ne trouvait plus personne qui

(1) Voyez la Historia Oviedo; édit, in-folio,

general

de las I n d i a s , par Goncalo

1517 , lib, 2 , chap. 13.

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

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