Page 305

DE LA FIÈVRE JAUNE.

287

barie , dans le royaume de Fez, une forteresse, qu'on nomme Penon-de-Velez , et qui, gissant dans un territoire ennemi, tire ses approvisionnemens de la Péninsule. Ses relations avec la ville de Malaga, n'ayant pas cessé pendant les ravages que la fièvre jaune fit en cette ville, en 1 8 0 4 , cette forteresse se trouva tout-à-coup infectée de celte maladie, qui n'avait jamais paru dans l'Afrique septentrionale ; et ce qui prouve que le climat et les localités n'en étaient nullement les causes, c'est que la population de ce lieu étant séquestrée , par la haine religieuse et politique des Maures, dont elle est environnée , ceuxci restèrent entièrement étrangers à la fièvre jaune. Quelque borné que puisse être le nombre des occurrences maintenant certaines , par lesquelles celle maladie a été importée sur nos côtes, on n'en peut rien induire contre le danger de cette importation. Ce danger existe du moment où la seule possibilité de l'importation est établie par les faits ; et lorsque la peste éclata à Marseille, en 1 7 2 0 , il n'y avait peut-être pas des exemples plus nombreux et plus menaçans de l'introduction de cette maladie dans nos ports, qu'on n'en peut citer aujourd'hui de celle de la fièvre jaune. Si toutefois on calcule , non la possibilité, mais l'éminence plus ou moins grande du danger , on ne peut disconvenir qu'elle ne soit atténuée pour nous, par un assez grand nombre de causes qui présentent, sans doute, des motifs rassurans, puisque

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

Profile for scduag
Advertisement