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DE

LA

FIÈVRE

JAUNE

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ne paraissent pas susceptibles de recéler et de transmettre le germe de la fièvre jaune, ainsi qu'il en est des marchandises du Levant, à l'égard de la peste. 1 0 . ° Le petit nombre de marins , qui arment ordinairement les navires du commerce et l'habitude que la plupart ont des climats chauds, diminuent le nombre des chances auxquelles les navires sont exposés de contracter la fièvre jaune , dans leurs relâches aux Antilles; et il en résulte d'autant moins de chances de l'introduction de cette maladie par les communications maritimes. 11.° Les effets meurtriers de ce fléau réduisent eux-mêmes les occurrences par lesquelles l'introduction pourrait avoir lieu, puisqu'on faisant périr , dès leur arrivée, une grande partie des Européens passés aux Indes occidentales, ils bornent à un nombre peu considérable ceux susceptibles de contracter cette maladie, au moment de leur départ des Antilles, et de l'importer sur nos rivages , en se la transmettant de l'un à l'autre, pendant leur traversée. 0

12. Enfin , la condition d'être développée dans les limites de l'atmosphère maritime borne singulièrement les ravages de la fièvre jaune ; et c'est cette condition qui, sans doute, a principalement retardé les progrès de sa contagion. En effet, comme elle ne peut se propager que le long des rivages, et que pour atteindre les points maritimes qui ne sont pas liés à ceux où elle règne, il lui faut dépendre

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

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