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DE

LA

F I È V R E

J A U N E .

elles sont si peu capables de produire spontanément et par elles mêmes la fièvre jaune, que cet homme ne fut point atteint de celte maladie, qui ravageait alors la ville ; et qu'au contraire, il en fut préservé par sa séquestration , même dans un lieu où étaient réunies toutes ses conditions de développement, et où il ne manquait que la transmission de son germe, au moyen des personnes ou des choses qui en étaient infectées ( 1 ) . Ainsi se trouve réfutée complètement par des faits, l'assertion de Benjamin Rush et du docteur Miller, qui affirment que les causes de la fièvre jaune sont : le mauvais air des navires , les égoûts des villes, la malpropreté des caves et des cours, les latrines et sur-tout les masses de matières putréfiées, qui gissent dans les environs de Philadelphie et de NewYork (2). Ainsi se trouve également réfutée par des expériences , l'assertion que la fièvre jaune a ses causes dans la présence de quelques gaz délétères, ou bien dans la disproportion nuisible des parties élémentaires de l'atmosphère pélagique. Ces résultats négatifs donnent de puissants motifs de croire que le phénomène de la limitation de cette

( 1 ) R a m s a y , Charleston Medical register, 1802. (2) R u s h , Observ. upon the origin of the yellow fever in Philadelphia, 1 7 9 9 . — D . M i l l e r , Report on the malignant disease , which prevaled in the city of New-York, in 1805. r

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

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