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DE LA FIÈVRE JAUNE.

et 1 8 1 2 ; — deux ans à Cadix, en 1733 et 1734, etc. On pourrait prognostiquer, avec autant de certitude que de regret, qu'elle reparaîtra dans la dernière de ces villes, si l'on n'a pas employé pour la prévenir , des moyens dont l'usage n'est possible que par une réunion de lumières et un concours de volontés qu'il n'est, sans doute , pas plus facile de trouver en Espagne que dans les autres contrées de l'Europe. Il demeure évident par ces résultats, tirés immédiatement de faits nombreux et authentiques, q u e , dans la fièvre jaune, la question de la contagion est complexe, et ne peut être répondue par une simple affirmative, ou une négative absolue. Il n'est pas moins constant qu'on ne peut garantir que , dans un cas donné, la maladie ne puisse devenir contagieuse, dans le sens le plus restreint de ce mot , ou bien qu'elle ne puisse cesser de l'être , puisque pour acquérir, ou pour perdre cette propriété funeste, il ne faut que l'addition ou le défaut d'une circonstance qui accroisse ou diminue la malignité de son principe morbide. La détermination exacte des circonstances qui augmentent ou atténuent la puissance de ce principe est donc de la plus haute importance , et sa recherche spéciale, par les moyens que fournissent les sciences physiques, est l'un des objets les urgens de tous ceux qui se recommandent à la sollicitude des Gouvernemens européens.

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

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