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DE L A FIÈVRE J A U N E .

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cutanée appartenant aux constitutions fortes et robustes, spécialement au tempérament sanguin, et généralement aux hommes de la race europénne. La réunion de ces circonstances , ou d'une partie d'entr'elles, porte la fièvre jaune à son plus haut tonne de violence et de malignité. Elle lui permet de prendre les caractères des maladies pestilentielles les plus meurtrières , et de devenir, comme elles, éminemment contagieuse. L'absence d'une ou plusieurs de ces conditions produit un effet contraire ; la maladie diminue de gravité dans ses symptômes, de rapidité dans sa marche, et de certitude dans ses effets meurtriers; elle se propage lentement et difficilement, ou même elle cesse tout-à-fait de se propager, et finit par s'éteindre. Lorsque par le concours des circonstances qui permettent au principe de la maladie de se développer entièrement, elle parvient au maximum de sa puissance funeste, ses symptômes sont : l'effusion du sang par les pores, l'apparition des bubons axillaires, la tuméfaction des parotides , les pétéchies et le vomissement noir. Quand, par le défaut de circonstances favorables, le germe de la maladie n'a qu'un développement partiel, les symptômes se bornent à ceux qui caractérisent la première période de l'invasion , et le plus grave d'entr'eux est l'effusion ictérique. Dans ce minimum

de puissance, la fièvre jaune

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

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