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204 DE LA FIÈVRE JAUNE.

ment celui, où abordèrent, en 1595 , les compagnons de Christophe Colomb, échappés à la fièvre jaune de Saint-Domingue , et portant encore sa terrible couleur ; e n f i n , ce port est celui, qui, depuis trois siècles , reçoit les flottes espagnoles à leur retour des Indes occidentales , et qui conséquemment était exposé à recevoir, avec elles, cent cinquante ans avant tout autre point de l'Europe, la contagion dont leurs navires étaient souvent infectés. Ces faits repoussent l'assertion que la fièvre jaune est endémique à Cadix, et pour la détruire sans replique , le gouvernement espagnol n'a qu'à adopter l'institution sanitaire dont Marseille offre, l'utile exemple. Dès lors, certainement, cl malgré le climat et malgré les localités, la peste des Indes occidentales deviendra non moins étrangère au midi de l'Espagne, que la peste du Levant l'est maintenant au midi de la France. La preuve de celle vérité est dans l'observation importante, et pourtant inédite, que la fièvre jaune n'est connue que dans les seules contrées qui ont des relations avec les Indes occidentales, ou avec les lieux ayant avec elles des communications directes. Ce fléau désole les provinces méridionales de l'Espagne parce que leurs côtes comprennent tous les grands ports de la marine militaire et marchande de ce royaume , c'est-à-dire, tous les points de communication avec l'Amérique équatoriale. S'il est inconnu sur les côtes de Naples et de la Sicile , et dans les îles de la Grèce , qui sont sous les mêmes

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

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