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DE

LA

FIÈVRE

JAUNE.

Il est évident que si la lièvre jaune était un effet de certaines localités malfaisantes, des armées exposées à leur influence dans les mêmes endroits, dans la même saison et dans des occurrences absolument semblables, n'auraient point éprouvé une destinée différente ; et que des causes essentiellement permanentes n'auraient point frappé les unes en 1 7 2 6 , 1762 et 1 7 4 1 , et épargné les autres en 1730 , en 1 8 0 9 , et en 1 8 1 5 . Ces évènemens historiques sont confirmés par tout ce que fournit d'observations, la géographie physique et médicale du Nouveau-Monde. L'île de Cayenne , qui réunit éminemment toutes les conditions nécessaires au développement de la fièvre jaune, l'éprouve à peine trois ou quatre fois dans un siècle, parce que celte colonie étant presque sans commerce, n'a que fort peu de communications , et n'est exposée conséquemment à l'importation de celle maladie , que par un très-petit nombre de chances. Ces chances sont encore diminuées par la situation de la Guyane, au vent de toutes les contrées infectées , ce qui met presque constamment obstacle à la rapidité des relations que Cayenne pourrait avoir avec les lieux où règne la contagion. Un fait analogue et encore plus décisif nous est fourni par l'histoire du Chili, et par l'observation du gissement géographique de cette contrée de l'Amérique méridionale. D'après le témoignage positif de

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

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