Page 175

DE

LA

FIÈVRE

JAUNE.

157

que les marais couverts de mangles et formés par la mer à l'Est de la ville , exhalent les miasmes pestilentiels qui causent l'insalubrité; mais cela n'est pas ainsi, car on observe que les maisons que l'on a bâties , et qu'on continue à bâtir sur des emplacemens pris dans ces mêmes marais, sont plus saines que celles qui s'en trouvent éloignées. La preuve , ajoute le même auteur , que l'air de Porto-Cabello n'est pas moins pur que celui qu'on respire ailleurs , c'est que les équipages de la rade qui ne communiquent point avec la terre, ne sont jamais atteints des influences malignes auxquelles dans la ville on ne peut échapper (1). » Chaque jour les mêmes circonstances, se reproduisent d'une extrémité à l'autre de l'Archipel des Antilles. La fièvre jaune est si peu l'effet des marécages , et il est tellement faux qu'elle soit une production spontanée du climat, qu'à la Martinique , par exemple, où nous avons compté vingt-cinq irruptions de cette maladie, éminemment contagieuses et meurtrières, il n'y a que les ports de Saint-Pierre et du Fort-Royal, qui en soient infectés, c'est-à-dire, les lieux où elle devient endémique par de fréquentes importations. On obtiendrait, s'il le fallait, le témoignage de l'île toute entière , pour établir qu'elle n'a jamais paru au Marin, à la rivière Pilote, à la ri(1) D e p o n s , Voyage à la partie orientale de la t. 3 , p. 135.

Terre-Ferme,

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

Profile for scduag
Advertisement