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DE

LA

FIÈVRE

JAUNE.

vent attribuée à l'action des cantharides employées comme vésicans, avec une profusion telle , que les plaies qu'elles présentent ont un diamètre de six à huit pouces. En général, il résulte , soit du traitement, soit de la maladie , et parfois de la concurrence de ces deux causes, une atonie des organes de la digestion qui prolonge la convalescence et la rend périlleuse. C'est ordinairement l'origine des dysenteries qui, dans les Indes-Occidentales , attaquent et font périr une partie tie ceux que la fièvre jaune avait épargnés. Quoique l'état désespéré des malades ait laissé, jusqu'à présent, la plus grande latitude dans le choix des remèdes , il s'en faut de beaucoup qu'on ait essayé l'usage de ceux qui offrent quelques chances de succès. Dans les colonies françaises , c'est seulement en 1815 que le docteur Amic a employé intérieurement le calomélas, dans la clinique des hôpitaux ; et les résultats de l'administration de ce proto-muriate de mercure n'ayant point été publiés, l'expérience en est perdue pour la pratique de nos colonies. L'observation de quelquesuns des malades soumis à l'action de ce médicament, m'a donné lieu de croire que les effets salutaires qu'on en attendait, consistaient, non dans la purgation qu'il produit quelquefois, mais bien dans l'augmentation de la sécrétion urinaire et salivaire, et dans l'influence qu'il exerce sur les viscères abdominaux , le système lymphatique et l'organe cutané. Dans les Antilles anglaises, l'Usage du mercure est

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

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