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la diversité des climats ; il était alors conséquent d'employer, en augmentant seulement son énergie , le traitement qui, dans nos contrées, réussissait à guérir une maladie, dont la fièvre jaune passait pour n'être qu'une simple variété ; mais l'application vaine et opiniâtre de ce même traitement aurait-elle dû continuer , lorsqu'on a reconnu que la fièvre jaune est une maladie sui generis, originaire des Antilles comme la syphilis , semblable à la peste par ses phases, sa puissance meurtrière, et quelques-uns de ses symptômes, et résistant, comme ces deux contagions , à tous les moyens que la pharmacopée européenne oppose à des maladies d'un autre climat et d'une autre nature. La plupart dos remèdes employés jusqu'à présent contre la fièvre jaune, ne sont pas seulement inutiles , ils sont encore dangereux ; et l'on peut en acquérir la preuve aux époques où la maladie n'atteignant pas son plus haut degré de malignité , permet qu'on échappe assez souvent à ses effets. Quand les saignées réitérées ne tuent pas le malade, elles le conduisent à une anasarque passive, ou à une fièvre hectique dont le terme est communément la mort. L'administration d'une énorme quantité de quinquina en nature est suivie fréquemment d'obstructions des viscères , cl principalement du foie. La suppression d'urine qui a lieu vers la fin de la maladie ».et qui est un prognostic funeste, est sou-

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

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