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DE LA FIÈVRE JAUNE.

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deux tiers et en 1805 de près de moitié , ne fut en 1806 que d'un 1 0 . , et en 1807 d'un 7.° — A la Martinique, la mortalité fut encore bien moins grande; sur cent hommes, il n'y eut qu'une perte de 81/4en 1806 , et de 101/3on 1807. Il n'y a que peu ou point d'exemples aux Antilles de résultats aussi avantageux ; cl même les troupes anglaises qui dans les Indes occidentales sont l'objet de soins assidus et dispendieux , n'ont jamais perdu annuellement moins du 11. de leur effectif; et par fois la mortalité s'est élevée d a n s leurs r a n g s jusqu'à plus de 40 hommes sur cent. Ce succès peut sans d'ouïe être attribué à l'ordre introduit dans les hôpitaux, par le préfet Laussat, et à l'excellente discipline établie dans le 82.e régiment par le colonel, aujourd'hui général Montfort. Mais ce qui prouve toutefois qu'il ne fût pas d û exclusivement à ces heureuses circonstances, si rares dans les colonies , c'est que la Guadeloupe, qui n'avait rien de commun avecelles, fut presqu'également épargnée par la fièvre e

e

jaune.

Une singularité plus grande encore, c'est de voir rassemblerpar la fatalité tout ce qui provoque, d é termine et aggrave l'irruption de cette maladie , sans néanmoins qu'elle apparaisse autrement qu'avec l'innocuité que semblent devoir produire les circonstances les plus favorables. En 1 8 1 4 , j'ai été témoin d'un fait de cette espèce : toutes les prédispositions qui résultent du rassemblement d'une quantité d'hommes

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

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