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DE

LA

FIÈVRE

JAUNE.

raissait encore plus rapide , parce que les soldats méconnoissaient leur état , ou le cachaient pour ne pas être envoyés à l'hôpital , qu'ils considéraient avec effroi comme le foyer de la contagion. Lorsque la violence de celle irruption commença à décliner, il n'y eut plus de tuméfaction des parotides, de bubons, d'éruption miliaire , ni même de pétéchies, et l'apparition de ce dernier symptôme n'eut plus lieu que sur les cadavres. Alors la maladie se prolongea jusqu'au 11.me jour, qui fut celui de la crise funeste; mais quelquefois la vie résistant jusqu'au 1 4 . jour , c l m ê m e jusqu'au 2 1 . , ces deux époques devinrent le ternie heureux du danger, et le commencement do la convalescence. Les plus grands ravages de la maladie eurent lieu dans le courant, d'octobre , quinze jours après l'arrivée de l'escadre et des troupes françaises. Dans le court espace de trente jours, les différens corps formant les garnisons de Saint-Pierre et du Fort-Royal, perdirent vingt-six hommes sur cent, ou plus du quart de leur effectif. Malgré l'abaissement de la température des mois de novembre et de décembre, la mortalité fut pendant le cours du premier, de quinze hommes sur cent ; et pendant le second , de quinze trois-quarts , ce qui fit s'élever la perte des troupes pour ce premier trimestre de, séjour aux Antilles, à près de cinquante-sept h o m m e s sur cent , c'est-à-dire, à beaucoup plus que la moitié. me

m e

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

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