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F I È V R E

J A U N E .

Parmi les troupes, il demeura certain que toutes choses égales d'ailleurs , les corps les mieux disciplinés étaient ceux qui perdaient le moins d'hommes-, soit parce qu'il y avait pour eux moins d'occasions d'être exposés à contracter cette maladie, soit parce qu'ils y résistaient mieux que les autres. C'est ainsi que la mortalité de la quatre-vingt-quatrième demibrigade, comparée à celle de la quatrième demi-brigade d'artillerie de la marine, fut comme un est à dix. On ne fit, dans les villes du Fort-Royal et de SaintPierre , aucune observation analogue à celles qui ont donné lieu de croire , dans les irruptions de Livourne et de Philadelphie, que la fièvre jaune se développait avec plus d'activité dans un quartier que dans un autre, selon l'influence de certaines localités; mais une multitude d'exemples prouvèrent que quand elle éclatait dans une maison, tous ou presque tous le» Européens qui y demeuraient en étaient atteints successivement. Ainsi, lorsque dans une famille , un individu s'en trouvait attaqué, les personnes qui l'avaient soigné ne tardaient pas à éprouver le mème sort ; et cette remarque laisse d'autant moins d'incertitude sur l'existence do la contagion pendant celle irruption mémorable , que souvent la maison voisine de celle où la lièvre jaune exerçait ses ravages , restait entièrement étrangère à ses effets désastreux, s'il n'y avait entr'elles aucune communication. De telles exceptions repoussent complètement l'i-

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

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