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DE

LA F I È V R E

JAUNE.

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assez souvent une crise heureuse et décisive, et elles annoncèrent le déclin de l'irruption ; dans le second, elles furent le signe précurseur de la mort, cependant elles semblèrent appartenir à un ordre de symptômes moins certainement funestes que le vomissement noir, qui fut exclusivement accompagné ou suivi des caractères que prend la fièvre jaune, lorsqu'elle atteint son plus haut degré de malignité. Les diversités qu'offraient les localités des villes de Saint-Pierre, Fort-Royal, la Basse-terre et la Pointeà-Pitre , ne parurent produire aucune différence dans l'intensité de la maladie ; partout les Européens nonaccliinatés y furent exposés aux mêmes dangers. La morlalité ne fut pas moins grande à SaintPierre qu'au Fort Royal i et il ne parut pas que les marécages qui avoisinent cette dernière ville, rendissent son séjour plus pernicieux que celui de la première où il n'en existe point; il en fut exactement ainsi à la Guadeloupe. Il ne résulta aucun effet appréciable d'une certaine élevation des lieux , qui sans doute n'était point assez grande, pour avoir l'influence que M. de Humboldt a reconnue exister sur les côtes montagneuses de la Vera-Cruz. La garnison du Fort-Bourbon, dont les casernes sont situées à cent-dix mètres au-dessus des eaux de l'Atlantique, fut soumise à une influence aussi meurtrière que celle éprouvée par les troupes logées au milieu des villes, dont le sol n'a qu'une élevation

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

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