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D E L A FIÈVRE JAUNE.

» L'hivernage de 1770 , fut le premier qu'éprouva le régiment de Périgord à la Martinique ; celte saison pluvieuse et critique, le soumit à une maladie contagieuse, ainsi que le fut en 1 7 7 1 , le régiment de Limousin , et que l'avaient été précédemment avec des nuances différentes, ceux de Médoc et de Bouillon, de même que toutes les troupes qui ont abordé au Fort royal. Le caractère de cette maladie fut ignoré dans le commencement, le nombre des malades et la précipitation des secours empêchaient toute observation. Les symptômes étaient des maux de tête et de reins, un épanchement général de la bile, et l'hémorrhagie , qui était le signal de la mort. Au moment de l'agonie, il se développait des taches noires aux pieds, aux mains et aux gencives. On reconnut que celte épidémie était la même que le mal de Siam. » Depuis le 5 février 1 7 7 0 , jusqu'au 1 7 mars 1 7 7 3 , le régiment de Périgord dont l'effectif était de douze cents trente-six hommes, en perdit quatre cent vingtsix. En cherchant le terme moyen de la perte de chaque année, on trouve qu'elle s'éleva à trente-cinq hommes sur cent. Pendant cette irruption la fièvre jaune fut tenue pour contagieuse. On lui opposa pour remèdes , les bains, les évacuans, la saignée répétée jusqu'à dixhuit fois, comme au temps de Chanvalon ; les femme» de couleur employèrent, comme en 1 8 1 7 , les frictions et les bains avec le citron , et elles enveloppè-

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

Monographie historique et médicale de la fièvre jaune des Antilles  

Auteur : Alexandre Moreau de Jonnés / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Universi...

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