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(90) avec éloge dans toute l'île ; c'était à elle qu'on rapportait tout ce qu'on reconnaissait de bien et de beau dans les autres; elle était le terme extrême de toutes comparaisons, et un créole s'enorgueillissait de pouvoir dire: « Je suis né à la Martinique, qui a » donné le jour à Carina. » Ce fut elle qui engagea madame Sainprale à aller offrir à madame Flaméau les secours de l'amitié et les consolations de la vertu. C'était une jeune française, veuve depuis trois ans, et mère de deux enfants. Elle s'était vue forcée à se rendre sur l'habitation que lui avait laissée son mari, dans la paroisse du Macouba, parce que le géreur à qui elle avait été confiée ne lui faisait plus parvenir aucun secours en France. Aussitôt son arrivée, elle fit réunir, devant elle, tout son attelier, composé de

Les amours de Zemedare et Carina  

Auteur :Prevost de Sansac de Traversay / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Univer...

Les amours de Zemedare et Carina  

Auteur :Prevost de Sansac de Traversay / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Univer...

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