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(214 ) Carina , présente à cette entrevue, s'écria, avec l'accent de la plus amère douleur : « ah ! mon père ! je n'en doute plus !... je suis menacée de » perdre la source de tout mon bonheur ! » On s'empressa de la secourir ; elle était évanouie. —Dès qu'elle eut repris ses sens, elle se précipita vers sa mère , elle la pressa dans ses bras, elle la couvrit de caresses, et depuis ce jour elle ne voulut plus s'en séparer un seul moment. Elle passait toutes les heures à ses côtés , et ses yeux la fixaient sans cesse. La nuit, elle se réveillait en sursaut, et s'asseyait sur, son lit placé au pied de celui de sa mère. Si M . Sainprale laissait échapper quelque plainte ou un soupir de douleur, elle se r'habillait aussitôt et pour ne plus se recoucher. Elle ne permettait pas aux servantes de rendre à sa mère aucun des serme

Les amours de Zemedare et Carina  

Auteur :Prevost de Sansac de Traversay / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Univer...

Les amours de Zemedare et Carina  

Auteur :Prevost de Sansac de Traversay / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Univer...

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