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— 346 — sation ou de cultures soient employés dans les bureaux ou dans les magasins. Des mesures de rigueur ont été prises à l'égard des surveillants. J'ai lieu de penser que ces exemples seront suffisants pour rétablir la discipline dans ce corps militaire et les trois inspecteurs de la transportation doivent être chargés plus spécialement de veiller sur la tenue et la conduite de ces sous-officiers. Le rôle des inspecteurs est tracé, d'ailleurs, d'une manière très nette dans la dépêche ministérielle du 15 juillet 1881, n° 639, et je désire que les prescriptions de cette dépêche soient en tous points observées. Malheureusement j'ai constaté avec regret que les rapports d'inspection qui devaient m'être régulièrement transmis ne me parvenaient jamais et que, malgré les injonctions du Département, malgré les promesses réitérées de votre prédécesseur, quelques rapports seulement m'ont été adressés le 26 avril dernier, le précédent envoi remontant au 22 juin 1882. Une dépêche du 20 mai dernier, n° 391, a insisté de nouveau pour la transmission régulière de ces documents et je vous prie de donner des ordres pour qu'il soit satisfait aux prescriptions contenues dans cette dépêche. Libérés. — La question des libérés est un des plus graves problèmes qui s'impose à l'administration pénitentiaire. Chaque année voit s'accroître le nombre de ces individus et il importe, dans l'intérêt même de la de leur assurer des moyens d'existence ou de les mettre dans

sécurité,

l'impossibilité

de nuire. D'une part, l'Administration doit multiplier les mises en concession pendant que les condamnés sont en cours de peine afin qu'ils soient à même de se suffire à eux-mêmes au moment de leur libération. Il est indispensable, en outre, qu'elle encourage les industriels de la colonie, principalement les propriétaires de mines, à prendre pour travailleurs des libérés en leur accordant des salaires convenables. Quant à ceux de ces individus qui se montreraient réfractaires à toute idée de travail et qui préféreraient l'état de vagabondage à des engagements réguliers, l'administration doit les poursuivre avec la dernière rigueur. C'est pour ceux-ci spécialement que doit être préparé le projet de règlement demandé par une dépêche du 28 octobre 1882, n° 1014, et que je vous prierai d'élaborer sans délai. Ce règlement est urgent, car la situation des libérés est réglée par une série de dépêches ministérielles et d'arrêtés

locaux

Notice sur la transportation à la Guyane française et à la Nouvelle-Calédonie...1884  

Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. Collection de la Bibli...

Notice sur la transportation à la Guyane française et à la Nouvelle-Calédonie...1884  

Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. Collection de la Bibli...

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