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H I S T O I R E I

S A A C.

Hélas ! c'est ainsi que une beste.

Lorsqu'Isaac a les yeux bandés, son père qui s'apprête à le frapper, lui dit : Adieu , m o n filz.

I

S A A C.

Adieu , m o n père , Bandé suis de bref je mourray, Plus ne vois la lumière clere. A B R A H A M . Adieu , m o n filz.

I s

A A

c.

Adieu , m o n père , R e c o m m a n d e z - m o y à m a mère , Jamais je ne la reverray. A B R A H A M . Adieu , m o n filz, etc.

Cet endroit est d'une simplicité attendrissante. Fontenelle, dans son Histoire du théâtre Français , cite une assez jolie chanson tirée du premier, de tous nos mystères. La prière que dans le m ê m e mystère Marie adresse à son enfant nouveau né, et les excuses que lui fait Joseph sur la manière peu digne de lui dont il le reçoit, ont quelque chose de doux et de touchant.

Mélanges de littérature volume 5  

Auteur : Jean-Baptiste Antoine Suard / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Univers...

Mélanges de littérature volume 5  

Auteur : Jean-Baptiste Antoine Suard / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Univers...

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