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La première et la plus importante de ces gênes, était la nécessité d'obtenir l'approbation préalable d'un censeur n o m m é par le gouvernement ; approbation sans laquelle un imprimeur ne pouvait imprimer un ouvrage , et un libraire ne pouvait le vendre. Toute institution ayant naturellement pour but l'intérêt de la puissance qui l'a créée , les censeurs durent être les conservateurs, en titre d'office, de toutes les erreurs et de tous les abus utiles à la classe gouvernante. Mais après avoir affranchi les écrivains de l'examen des censeurs, on n'a pas encore établi l'entière liberté d'imprimer. U n auteur ne peut pas lui-même imprimer son ouvrage. Il faut qu'il s'adresse à un imprimeur ; mais la profession d'imprimerie n'est pas libre elle-même : on ne l'exerce en France que par une permission particulière-du Gouvernement, qui peut y attacher des conditions dont la gêne retombera sur l'auteur. Par exemple , si le ministre qui accorde à un citoyen un brevet d'imprimeur, peut le lui retirer à volonté , ou peut le rendre I

Mélanges de littérature volume 5  

Auteur : Jean-Baptiste Antoine Suard / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Univers...

Mélanges de littérature volume 5  

Auteur : Jean-Baptiste Antoine Suard / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Univers...

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