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D E

L A

P R E S S E .

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révolution , il est des désordres que la nécessité des choses rend impunis , il n'est point de momens où il faille laisser enraciner des habitudes vicieuses, et consacrer, pour ainsi dire, par une indulgence coupable , l'oubli des principes sur lesquels repose l'existence m ê m e de la société. Il faut remonter à quelques principes. Ce sera l'objet d'une seconde lettre.

S E C O N D E

L E T T R E .

L ' H O M M E est un être social par sa faiblesse m ê m e , par la durée de son éducation, par un instinct sympatique qui lui est propre. Il est fait pour la société, c o m m e le castor et l'abeille. L'état civil est le résultat nécessaire de cette disposition naturelle. C'est à la société que l'homme doit le perfectionnement de toutes ses facultés physiques et morales ; c'est par elle qu'il est fort ; c'est par elle qu'il est grand ; et la vertu c o m m e le génie est un des fruits de l'état social.

Mélanges de littérature volume 5  

Auteur : Jean-Baptiste Antoine Suard / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Univers...

Mélanges de littérature volume 5  

Auteur : Jean-Baptiste Antoine Suard / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Univers...

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