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femme éclairée, qui aime la vertu, mais qui connaît le monde, elle a su rejeter également et cette philosophie dédaigneuse qui voudrait nous élever au-dessus des intérêts de la vie , et ces principes lâches qui nous soumettent sans réserve à la fortune. « Quelques auteurs , dit Vauvenargues, « traitent la morale c o m m e on traite la « nouvelle architecture, où l'on cherche « avant toutes choses la commodité. » m

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M de Lambert n'est assurément pas de ces auteurs là ; mais sa morale n'a rien d'austère. E n recommandant à sonfilsles vertus, elle l'invite à ne pas négliger les agrémens. « Les maîtres , dit-elle , sont « c o m m e les maîtresses; quelque service « que vous leur ayez rendu, ils cessent « de vous aimer dès que vous cessez de « leur plaire. » Mais ce soin de plaire n'est permis qu'à celui qui a commencé par se faire estimer ; pour que la protection ne soit pas humiliante à recevoir, il faut qu'il puisse y avoir quelque honneur à vous la donner. « Les « personnes de mérite qui s'attachent « aux ministres , les honorent, dit encore « M de Lambert ; les esclaves les avim

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Mélanges de littérature volume 5  

Auteur : Jean-Baptiste Antoine Suard / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Univers...

Mélanges de littérature volume 5  

Auteur : Jean-Baptiste Antoine Suard / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Univers...

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