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LA

C O M T E S S E

DE*****

l'archevêque de qui est enragé pour son ordre, et le baron de.... qui a toute la bassesse des anciens courtisans. Ils ont répété ces lourdes et fastidieuses objections , tirées des vieilles chroniques , des vieux états-généraux, de la nécessité des corps intermédiaires , auxquels on ne peut toucher sans ébranler la monarchie. Ils n'ont pas oublié un seul de tous les lieux communs avec lesquels on croit défendre si victorieusement une aussi misérable thèse , et ils ont fini par dire que dès que le clergé et la noblesse paieraient exactement leurs contributions à toute espèce d'impôts, sans réserve et sans exception, on ne devrait point porter atteinte à leurs prérogatives et menacer leurs propriétés. Je leur ai nié absolument leur histoire de France ; j'ai décidé que nos usages étaient barbares, nos lois absurdes, qu'il nous fallait une constitution ; et c o m m e ils ont répliqué avec quelque hauteur, j'ai soutenu que le peuple était tout , qu'ils n'étaient rien, et que peut-être ferait-on fort bien de se passer de monarchie. M a mère s'est levée et est sortie. M o n père a rougi et m'a fixée. M e s adversaires ont

Mélanges de littérature volume 5  

Auteur : Jean-Baptiste Antoine Suard / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Univers...

Mélanges de littérature volume 5  

Auteur : Jean-Baptiste Antoine Suard / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Univers...

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