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GRANDE GÉOGRAPHIE

portait que les États s'engageaient formellement à établir les lignes frontières séparant leurs possessions actuelles. Ainsi, par ce traité, les Dominicains déclaraient implicitement renoncer aux prétentions qu'ils manifestaient sur des territoires qui n'appartenaient pas à l'ancienne colonie française de Saint-Domingue il est vrai, mais que les Haïtiens occupaient depuis nombre d'années et qu'ils occupent encore actuellement. Mais les actes du gouvernement de Domingue ayant été annulés par son successeur, le Président Boisrond-Canal, le traité de 1875 ne fut pas reconnu par ce dernier. Ce n'est que plus tard, sous le Président Salomon, qu'une convention fut signée entre les représentants des deux Républiques voisines : MM. G. Archin, secrétaire d'État de la Justice, etc. pour la République, haïtienne, et U. Heureaux, secrétaire d'État de l'Intérieur, pour la République dominicaine ; par cette convention les deux gouvernements s'engageaient à étudier les points susceptibles d'amélioration, afin d'arriver à un accord définitif devant régler leurs relations; cette convention,, qui rétablissait virtuellement le traité de 1874, fut ratifiée le 7 octobre 1882. Malheureusement le traité spécial qui devait régler définitivement la question des frontières ne fut jamais conclu et, comme par le passé, les deux États continuèrent leurs relations qui se trouvaient en

Grande géographie de l'ile d'Haïti  

Auteur. Gentil, R. & Chauvet, H. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université d...

Grande géographie de l'ile d'Haïti  

Auteur. Gentil, R. & Chauvet, H. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université d...

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