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DE L'AMÉRIQUE. 55 de la part du Cabinet B r i t a n i q u e , à la counoiffance

qne

les

Miniftres

qui

le

compofent

a v o i e n t de cet é v é n e m e n t . Cela explique

fort

bien la raifon pour laquelle ces propositions communauté des infortunes, que dépend aujourd'hui le fuccès complet de la caufe qu'ils défendent, & à laquelle le genre humain entier doit prendre intérêt. C'eft pourquoi, fi quelqu'homme ou quelque fociété particulière en A m é r i q u e , s'efforçoit de faire un traité féparé avec les Commiffaires A n g l o i s , ou quelqu'un d'entre les Commiffaires ; cette lâche & méprifable démarche doit nous, faire confidérer & traiter ceux qui l'auront faite, comme ennemis ouverts & déclarés de ces Etats. Le Comité penfe de p l u s , que les E t a t s - U n i s ne peuvent convenablement entrer en quelque conférence que ce foit avec aucun des Commiffaires A n g l o i s , que l'Angleterre n'ait préliminairement rappelle fes Flottes & fes A r m é e s , ou reconnu du moins en termes exprès & pofitifs l'indépendance defdits Etats. Et comme il p a r o î t , que le deffein de l'ennemi eft de nous endormir dans une fatale fécurité ; le Comité penfe, qu'afin que les Etars-Unis puiffent agir déformais avec le poids & l'importance qui leur conv i e n t , on doit inviter les différentes Provinces à faire les plus grands efforts, pour que leurs contingens. de T r o u p e s continentales puiffent être en campagne le plutôt poffible, & veiller à ce que la Milice

D iv

Histoire philosophique et politique des établissements et du commerce des européens  

Auteur : Guillaume -Thomas Raynal / Partie 1 d'un ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentatio...

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