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CHAPITRE

XI

LE RETOUR

Nous voici donc sur la route du retour. Mais comme nous passons maintenant de jour aux endroits où nous sommes passés la nuit, cette route qui remplit les vides de la première, nous est nouvelle. Le 1 3 septembre au matin, par un temps qui est, comme la veille, magnifique, Obidos défile devant nous. La terrasse qui borde le fleuve présente au courant deux faces perpendiculaires, l'une abrupte et l'autre inclinée. La face abrupte masque la ville, qui est tout entière dans le creux de la face incli­ née. Ce sont des maisons au bord de l'eau, quel­ ques-unes à étage, et sans doute des magasins ; une jetée de bots ; une plage à tout faire ; plus haut une église. Le tout a la couleur charmante des villes d'ici, rose chair dans le feuillage. L'après-midi, nous revoyons Santarem, sa haute cathédrale grise bordée de blanc, avec ses deux tours coiffées de bulbes. Et le paysage continue à dénouer et à renouer sa ceinture. Les hauts arbres que nous apercevons sur la rive droite sont des surubui-assu, un arbre qui fournit un bois brun, intermédiaire, me dit l'officier, entre le cèdre et l'acajou. Le cèdre se

900 lieues sur l'Amazone  

Auteur : Bidou, Henry. Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles e...

900 lieues sur l'Amazone  

Auteur : Bidou, Henry. Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles e...

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